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"Voici l'Homme"

"Voici l'Homme"


Méditation pour Noël

Publié par Emilie sur 3 Décembre 2013, 19:28pm

Catégories : #noel, #béatitudes

Méditation pour Noël

Méditation écrite pour la Veillée de Noël, d'après les Béatitudes (Matthieu 5, 1-12)

 

"Me voici au milieu des hommes. Enfin, me voici comme l’un d’eux. Comme ma Mère doit être surprise ! L’ange lui avait dit que je serais grand ... évidemment, que je suis grand, puisque que je suis le Fils du Très-Haut. Le Fils de Dieu. Le Messie tant attendu par Israël depuis des générations. Pourtant aujourd’hui, je suis aussi un homme comme les autres. Aujourd’hui, je suis un nouveau né.

Puisque vous êtes venus à moi en cette nuit, laissez-moi vous dire ceci :  

Heureux les pauvres de cœur : le Royaume des cieux est à eux !

Ne suis-je pas pauvre ainsi ? Petit d’homme, allongé dans cette mangeoire ? Je ne possède rien, même pas la parole ! C’est plutôt ennuyeux pour Celui qu’on appelle le Verbe de Dieu. En cette nuit, je vous le dis : n’ayez pas peur de votre pauvreté car elle est richesse aux yeux de Dieu.

Heureux les doux : ils obtiendront la terre promise !

Est-ce que je ressemble aux dieux terribles que les hommes s’inventent ? Ai-je l’air de vouloir vous écraser par ma puissance ou ma colère ? Non, je suis venu vous conquérir par la douceur. Et en cette nuit, je vous le dis : n’ayez pas peur d’être doux, même quand le monde vous dit qu’il vaut mieux écraser l’autre plutôt que de se laisser marcher sur les pieds.

Heureux ceux qui pleurent : ils seront consolés !

Ai-Je l’air si différent de vous ? Moi aussi quand je pleure, j’attends les bras de ma mère. Et lorsque je serai adulte, je verserai encore des larmes. A ce moment-là, me tendrez-vous vos bras ? Mais en cette nuit, je vous le dis : n’ayez pas peur des larmes, car elles permettent à Dieu d’être ce qu’Il est : un Père empressé de vous ouvrir ses bras.   

Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice : ils seront rassasiés !

Si vous prêtez l’oreille, cette nuit, vous m’entendrez crier ma soif de nouveau-né. Mais ne vous y trompez pas : de mon premier jusqu’à mon dernier souffle, je n’aurai de cesse d’avoir cette autre soif.  Ce désir profond de voir l’homme – de voir chacun de vous – retrouver sa grandeur et sa dignité de fils de Dieu. Voilà ce qu’est la soif de justice. En cette nuit je vous le dis : n’ayez pas peur d’avoir soif d’être ce que vous êtes. Vous êtes à l’image de Dieu.

Heureux les miséricordieux : ils obtiendront miséricorde !

Ce n’est pas pour rire que je me suis fait si petit. Mais pour aimer et être aimé de vous. Pour cela j’ai revêtu votre fragilité, j’ai partagé votre faiblesse, je me suis fait petit enfant. Voilà jusqu’où va la force de mon Amour. En cette nuit, je vous le dis : votre force ne réside pas dans votre savoir ou dans vos compétences, mais dans la capacité de votre cœur à aimer et pardonner en toute chose.  

Heureux les cœurs purs : ils verront Dieu !

Probablement qu’il n’existe rien de plus pur sur cette terre, que le cœur d’un nouveau-né. Celui-ci est encore trop petit pour avoir de la haine envers lui, envers le monde ou envers moi. En cette nuit, je vous le dis : même si l’on vous traite de « naïfs » ou de « faibles », n’ayez pas peur de leur ressembler !

Heureux les artisans de paix : ils seront appelés fils de Dieu ! 

Dans mes langes, ai-je l’air de venir apporter la guerre et la vengeance ? Pour que Dieu se fasse petit enfant, il lui fallait un tout autre désir : vous apporter la paix. En cette nuit, je vous le dis : ne pensez plus que Dieu est indifférent. Il est devenu l’un de vous afin de venir vous chercher et vous appeler fils de Dieu.  

Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice : le Royaume des cieux est à eux !

Comme elle doit vous sembler loin encore, ma Croix, en me voyant paisiblement endormi. Pourtant, je la désire déjà car c’est par elle que je vous attirerai à moi. En cette nuit, je vous en prie : prêtez l’oreille sur vos chemins de douleurs, car je me tiens près de vous, toujours et jusqu’à la fin des temps, vous rappelant sans cesse l’Amour dont vous êtes aimés.  

Heureux serez-vous si l’on vous insulte, si l’on vous persécute et si l’on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi.

Comme il est dur de prononcer mon Nom dans votre pays. Je le sais bien puisqu’il en est ainsi depuis toujours et en tout lieu. Mais savez-vous ce qui a donné la force à vos aînés de témoigner malgré tout ? C’est leur foi inébranlable d’être aimés et de ne jamais être seuls. En cette nuit je vous le dis : osez sortir des sentiers battus de la solitude et de l’indifférence et faites le choix de l’Amour.

  

Oui, vous qui êtes venus vers moi en cette nuit, voyez derrière cette enfance que j’ai revêtu de quel Amour vous êtes aimés !

 

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